Aurélien Morillon - Consultant Formateur professionnel webMarketing

Rédacteur web : Français qualifié ou étranger à pas cher ?

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Le mars 11th, 2011 - Mots-clés : , , , , , , , ,

Un rédacteur web situé en France coûte cher. Pour percer il lui faut donc un haut niveau de technicité pour justifier la différence de prix avec un article rédigé par un rédacteur tunisien ou malgache dont le cout mensuel varie de 350€ à 500€ selon le niveau de français.

Se lancer à son compte ? Pourquoi pas – mais pas n’importe comment !
Si vous avez déjà de la demande, émise par des relations professionnelles, vous devriez commencer à travailler en complément de votre emploi actuel, en tant qu’auto-entrepreneur. Ensuite, si vos marges et la demande le permettent, vous pourrez aménager vos horaires, puis basculer sur une raison sociale plus sérieuse et pourquoi pas créer votre propre emploi à temps complet.

Pour rappel, la rédaction web a deux objectifs primaires :
1. Valoriser les emplacements publicitaires des supports en ligne
2. Améliorer le référencement en étoffant le fond documentaire indexé par les moteurs de recherche.

Aujourd’hui, les besoins en rédaction sont particuliers et bien souvent, la main d’oeuvre est peu qualifiée ( voire pas du tout) parce que la demande est axée sur du contenu de faible qualité à moindre coût.

Or dans le triptyque Qualité, Cout, Délai, on ne peut avoir que deux notions sur les trois :

  • Coût faible, qualité haute, délais longs
  • Coût faible, délais courts, qualité faible
  • Qualité haute, délais courts, Coût élevé

En effet, les clients veulent avant tout un « Prix », pour être mieux référencé. Comme le client est pressé et que les textes sont destinés à être lus par les moteurs de recherche plutôt que par les visiteurs, c’est bien souvent la qualité qui est sacrifiée …

Néanmoins, j’aspire à avoir plus de clients qui veulent de la Qualité, des textes nécessitant une forte technicité, notamment dans le droit, la médecine et la technologie de pointe. J’ai dans mon réseau de nombreux rédacteurs indépendants qualifiés et diplômés en conséquence pour répondre à ces besoins.

Des fois, j’ai l’impression qu’on a perdu le moule … Si vous êtes de cette trempe, n’hésitez donc pas à vous manifester ;-)

 

Réagissez ! Laissez message :

  • Aurélien
    21 h 34 le 11 mars 2011 1

    Hello

    Tu as des exemples de prix pour des textes en français rédigés en france ? Par exemple pour 300 mots ?

  • Aurelien Morillon
    9 h 10 le 12 mars 2011 2

    Comptons entre 60 et 80€ pour du droit. Les articles peuvent monter à 150€ pour certaines spécialités de la médecine.

    Du fait du haut niveau d’expertise requis, l’aspect de volume n’intervient pas (ou très peu) dans la négociation avec le rédacteur.

    Pour un volume de mots identique, un article rédigé « offshore » sera vendu entre 8 et 20€ selon le niveau de français et le volume.

  • Gautier
    17 h 03 le 19 avril 2011 3

    Salut Aurélien!

    Pour avoir le « problème Malgache » et Tunisien de l’autre côté du pont (côté diffuseur) je peux confirmer que le niveau de ces textes offshore est dignes d’un enfant (français) âgé de 12 à 15 ans. Des fois moins, jamais plus.

    => Direction poubelle.

    Payer des gens pour créer et publier du contenu de mauvaise qualité et inintéressant à souhait, c’est gangréner le web et parfaitement honteux si on a un minimum de respect pour la Matrix…

    Bref, si tes clients veulent un Prix pas cher qu’ils aillent voir en Tunisie ou en Malgachie ! ;-)
    C’est (malheureusement) une perte de temps que vouloir les convaincre et en plus, plus il y en a qui passent par ces sociétés offshore pour faire du contenu pourri, plus ton propre travail est mis en valeur.

    Eheheh…

  • Aurelien Morillon
    18 h 34 le 19 avril 2011 4

    En effet, le niveau d’un rédacteur malgache moyen est loin derrière un rédacteur franco-français. De temps en temps, toutefois, tu croises quelqu’un qui sort du lot mais tu dois le payer plus cher… Et c’est déjà trop pour certains :-(

    Je ne te parle même pas des candidatures quasi journalières que je reçois de pseudo rédacteurs venant de l’autre côté de la méditerranée, avec des tournures exotiques, voire une inversion des « é et des « i ». Très drôle ^^

  • RABARY Heritiana
    20 h 39 le 18 mai 2011 5

    Chers Gautier, Aurélien,

    Vous avez ici même la preuve vivante de la souffrance que peut éprouver un malgache noyé dans le lot… Oui je suis malgache (les 2 nationalités FR et MLG), oui j’ai travaillé pour une société offshore de rédaction web et oui j’ai démissionné car elle ne prenait pas en compte cette vision qualitative. Je peux vraiment vous affirmer qu’il existe bel et bien des malgaches en freelance mais au chômage à cause de ce préjugé – qui dit en passant est justifié.

    Je comprends parfaitement votre sentiment agacé. Toutefois, les termes « pseudo rédacteurs » sont un peu violents… Je ne vous ferais pas l’offense de présenter ce post comme une candidature mais voyez le plutôt comme « une exception à la règle » qui veut élever la voix… :)

    Cordialement,

    Heritiana RABARY

  • RABARY Heritiana
    11 h 25 le 19 mai 2011 6

    Bonjour Aurélien,

    Merci de ce retour ultra rapide :)

    Egalement merci pour cet éclaircissement très pertinent et cet intérêt porté envers mon profil.

    En effet, pour ma part, je me devais de dévoiler – à mon humble niveau – les réalités concernant les quelques passionnés qui survivent tant bien que mal au milieu de ce déferlement de textes pourris, source de tant de préjugés auprès des annonceurs comme vous même.

    Je suis un peu pressé par le temps aujourd’hui mais sachez que c’est un véritable plaisir de pouvoir participer à ce forum.

    N’hésitez pas à me contacter pour de plus amples informations si besoin est

    Très cordialement

    Heritiana, un rédacteur web qui vous veut du bien :)

  • Aurelien Morillon
    10 h 30 le 19 mai 2011 7

    Bonjour Heritiana,

    Merci pour votre témoignage. Pour info, je travaille régulièrement avec des rédacteurs d’origine française, québécoise, marocaine ou malgache. Je travaille même avec des malgaches qui habitent en France :-)

    Etant fournisseur de contenus, je vois passer à la fois l’offre et la demande. La problématique que j’expose dans mon billet concerne justement la demande qui tend vers la médiocrité la plus absolue. Je comprends tout à fait le point de vue de Gautier. En effet, le communiqué de presse est considéré comme un outil de référencement. Il a perdu ses lettres de noblesse aux yeux de certains référenceurs qui le rabaissent au rang du pissage de ligne « linkstuffé ». Et encore, on peut réellement se demander si les textes sont vraiment rédigés par des rédacteurs humains, ou bien s’ils ne sont pas tout simplement passés au content spinner ?

    Il me semble logique que le pire de la rédaction puisse se retrouver sur les portails de communiqués de presse et les annuaires. Comme le Duplicate Content y est de moins en moins toléré, il faut faire des variantes le moins cher possible pour faire du contenu différent. Je ne dis pas que c’est ce qu’il faut faire. Je dis simplement que ça ne m’étonne pas du tout.

    Pour en revenir au sujet initial, je travaille avec quelques rédacteurs « offshore ». Ils sont bien plus qualifiés que le rédacteur moyen, auquel je fais référence dans mon précédent message. Je travaille par exemple avec un ancien professeur de français qui produit de bons contenus, largement suffisants pour une audience « Grand Public ».

    Par ailleurs, j’assume complètement le titre de pseudo rédacteur. Lorsqu’une personne se prétend Rédacteur web, alors qu’elle est totalement inapte à taper une phrase simple (sujet verbe complément) sans faute d’orthographe ou de syntaxe, elle mériterait un nom d’oiseau bien pire encore.

    Heritiana, j’ai gardé vos coordonnées, histoire de voir comment on peut travailler ensemble ;-)

  • Judicaël
    17 h 57 le 11 février 2012 8

    Bonjour,

    Merci pour cet article. J’ai testé la rédaction web sur plusieurs plate-forme et je suis assez satisfait du niveau, même avec des rédacteurs du plus bas niveau.

    Maintenant, je me pose également la question de savoir s’il peut y avoir moins cher ailleurs ?

    Ce n’est pas sûr. J’entends parler de rédacteur francophones présents dans d’autres pays, mais pour le moment je ne trouve pas de plate-forme à proprement parler, ni de freelance.

    Y aurait il des sites de type place de marché, pour faire sa demande et choisir les propositions des postulants ?

    Salutations

  • Aurelien Morillon
    9 h 46 le 16 février 2012 9

    Travaillant au long terme avec mes rédacteurs, je n’utilise pas de plateforme. Le problème avec un collaborateur offshore, c’est que pour en trouver un de bon, tu vas te péter les dents avec une dizaine d’incompétents qui confondent les caractères accentués avec les i (type du bassin méditerranéen) ou bien encore qui écrivent comme ils parlent.

    Alors c’est vrai, quand on est jeune et qu’on débute, on cherche le moins cher. Mais très vite, les problèmes de turnover, confiance, (voir de « commerce équitable » si t’as un peu de morale) prennent le dessus sur le prix. Enfin tu verras ;-)

  • Bruno Gonzalvez
    17 h 01 le 11 juillet 2012 10

    Bonjour Aurélien

    Comme tu le sais, il m’arrive de « piger » pour des sociétés qui souhaitent que je mette mes compétences éditoriales au service de leur communication. Et dans ce domaine, mes clients n’ont pas de revendications bien compliquées : ils veulent surtout et avant tout de la qualité, justement pour se distinguer du lot et sortir un peu du magma informe constitué par tout ce contenu sans âme pondu au kilomètre pour inonder le web sans apporter vraiment de valeur ajoutée aux produits concernés.

    Mais si on choisit de faire de laqualité, alors il faut aussi savoir faire un choix. Faut-il pratiquer les prix les plus bas possibles pour essayer de ratisser tout ce qui passe (j’appelle ça la technique du chalut où on finit par surtout ramasser les déchets qui trainent au fond), ou bien au contraire décider de valoriser son travail avec des tarifs cohérents ? Pour moi, le choix est vite fait. À condition bien sûr de pouvoir justifier ses tarifs…

    Parce que là aussi, on touche un problème de plus en plus sensible dans le domaine de la rédaction-conception. Autant à une époque, tout le monde pouvait s’improviser « développeur web » après avoir lu « HTML pour les nuls », autant je croise aujourd’hui de plus en plus de gens auto-proclamés rédacteurs et qui ne savent pas vraiment écrire (dans le sens de faire passer un message, une idée, un concept) et encore moins amener le lecteur à adopter un certain état d’esprit volontairement recherché. Et je ne parle même pas d’orthographe ou de vocabulaire, même s’il est vrai qu’un texte truffé de fautes, de style CM1-CM2, ce n’est pas vraiment ce qui passe le mieux…

    Pour ma part, j’ai choisi. Je pratique des prix en rapport avec ce qu’on me demande, et surtout de QUI me le demande. Non pas que je facture « à la gueule du client » mais au contraire, je considère que c’est respecter le client que de s’adapter en tous points à sa politique de communication existante, à ses habitudes mercatiques, à son image, à ses produits et même à sa clientèle, afin de produire un texte qu’il ne renierait pas, qu’il aurait écrit lui-même s’il avait pu et qui traduit sans défaut l’esprit d’entreprise qui est le sien. Tout cela a un coût, et mes clients le savent bien.

    Bruno

  • Yann
    10 h 57 le 14 novembre 2012 11

    Bonjour Messieurs. Je suis à la recherche d’un emploi de rédacteur web plus précisément les articles. Je suis actuellement au Sénégal. Je tiens vraiment à faire ce travail. Merci de bien vouloir m’aider à avoir ce job.
    Très cordialement!

  • Aurelien Morillon
    18 h 52 le 14 novembre 2012 12

    Merci pour votre intérêt mais je pense que vous devriez travailler encore un peu la construction de vos phrases ;-)

  • Yann
    19 h 42 le 14 novembre 2012 13

    Ok! Vous allusion à quoi svp ?

  • Aurélien - Consultant webmarketing
    11 h 56 le 20 novembre 2012 14

    Relisez votre précédent message. Je n’aurai pas la prétention de faire un cours de français à un rédacteur ;-)

  • William
    17 h 44 le 26 décembre 2012 15

    Sachez cher Monsieur que le français est une langue internationale. Cette langue est aujourd’hui la langue officielle de nombreux pays. Cela risque de vous étonner, mais sachez qu’il y a dans ces pays que vous citez avec ironie, une pléiade de personnes, qui manient cette langue avec une dextérité à vous faire pâlir de honte. Pourquoi voulez-vous que quelqu’un se tue pour des textes si chichement payés. Ce n’est pas la valeur des rédacteurs qui fait défaut, c’est celle des tarifs de misère.

  • Aurelien Morillon
    18 h 01 le 26 décembre 2012 16

    Ce n’est pas si évident que ça, William. Par exemple, ce n’est pas parce qu’on me propose le dixième de mon tarif habituel que je vais accepter la commande et pondre un texte dix fois moins qualitatif. Inversement – et c’est du vécu – ce n’est pas parce qu’on paie un rédacteur plus cher que d’habitude que la qualité du livrable augmentera. Bien entendu, je fais des généralités et il y aura toujours des exceptions. Mais après une dizaine d’années à travailler sur le web, pour le web, c’est la conclusion à laquelle je suis arrivé : Chaque rédacteur a son niveau de qualité et un prix qu’il est prêt à accepter.

  • William
    11 h 06 le 28 décembre 2012 17

    Qui peut plus, peux moins. Je ne vous apprends rien si je vous dis qu’un texte de qualité supérieure requiert plus de temps qu’un texte de médiocre qualité. Au cas où l’on a pas le choix, on peut combler la qualité par la quantité. Certaines plateformes de rédaction, à l’instar de redaction.tv, sont très peu regardantes sur la qualité. ce qui les inttéresse, c’est la quantité. Vous aurez beau être un virtuose, vous serez alignés sur le même tarif que les écrivasseurs.

  • Bruno Gonzalvez
    13 h 55 le 3 janvier 2013 18

    Bonjour

    Vaste question que celle développée par Aurélien, tant il est vrai que la production éditoriale est souvent considérée (à tort !) au même titre que n’importe quelle autre « marchandise », alors qu’il s’agit avant toute d’une oeuvre de l’esprit. Et ce n’est pas de la prétention d’affirmer cela. Le problème c’est que l’écrit fait désormais partie d’un marché qui a tendance à gommer ses particularités, le reléguant au simple rôle de « support d’information », voire de « vecteur de promotion ».

    Sauf que l’écrit n’est pas quantifiable, tout juste est-il « qualifiable ». Son rôle est d’apporter de la valeur ajoutée à une communication commerciale, d’induire une valeur perçue du produit sur laquelle reposera souvent la confiance du prospect, son intérêt aussi, et au final son intention d’acheter ou pas (je résume volontairement la démarche commerciale au simple rapport achat/vente).

    Et d’ailleurs j’aimerais en profiter pour répondre au dernier commentaire.

    William, vous affirmez qu’un bon texte requiert plus de temps à produire qu’un autre de qualité plus médiocre. De mon point de vue, rien n’est plus faux. D’abord parce que ça sous-entend que tout le monde possède les mêmes qualités rédactionnelles, ce qui est loin d’être le cas. Un mauvais rédacteur mettra au moins autant de temps (si ce n’est davantage) à produire une bouillie innommable qu’il n’en faudra à un « bon » rédacteur pour faire son travail correctement. Ne parlons même pas des efforts qu’un tâcheron habitué à mal écrire devra fournir pour produire quelque chose de lisible.

    Mais l’inverse est aussi vrai. De toute évidence, vous faites partie des gens qui savent écrire, et vous êtes certainement bien meilleur que moi puisque vous prétendez être capable de produire un « mauvais texte » bien plus vite qu’un autre texte que vous auriez rédigé « normalement ». Personnellement, je ne sais pas écrire moins bien que ce que je fais habituellement (si tant est que j’écrive correctement par défaut). Ça m’oblige à oublier mes réflexes, à contrer ma nature et au final ça me demande plus d’effort, et aussi plus de temps.

    Quant à combler la qualité par la quantité, ça n’a aucun sens : les gens n’ont déjà pas la patience de lire un minimum de texte, dût-il être bon, alors je doute qu’ils acceptent de se coltiner une grosse tartine de graillon éditorial sans sourciller.

    Ceci étant dit, libre à vous de jouer le jeu des brokers de textes et autres discounters rédactionnels, et d’accepter leurs conditions abusives. Personnellement, je pense plus judicieux (et plus rentable aussi !) de viser une clientèle capable de comprendre l’intérêt d’un texte de qualité. Elle est moins nombreuse, c’est vrai, mais elle permet de travailler correctement, dans de bonnes conditions… et même d’en vivre.

    Dernière chose : tout ce que je viens de dire n’a strictement rien à voir avec la nationalité du rédacteur, car le problème n’est pas là. Moi, je m’intéresse avant tout à la qualité, et sur ce point il y a surement des Malgaches dont le travail mériterait bien plus que ce que certains rédacteurs français « qualifiés » osent demander pour leurs services…

  • William
    11 h 18 le 7 janvier 2013 19

    Il serait absurde de réfuter en bloc tout ce que vous venez de dire,mais j’aimerais attirer votre attention sur un certain nombre de points.
    Écrire sur le web est devenu moins artistique que vous le pensez. Figurez-vous que j’ai, un jour, reçu une commande ainsi libellée: » ne vous préoccupez pas du sens, focalisez vous sur l’insertion des mots clés… »
    Le principal souci est le référencement. Les webmasters usent d’artifices afin d’attirer le plus d’internautes sur leurs sites.La productivité est le maître mot.
    Je vous dis pas que je suis d’accord avec cette manière de faire, mais il s’agit d’une bien triste réalité. Le web est à l’image de notre actuelle société. S’adapter ou disparaître, tel est le dilemme. Molière et Shakespeare sont certainement en train de se retourner dans leurs tombes. Mais que faire?

 

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